"Il faut que tout change pour que rien ne change" faisait dire à son héros Lampedusa dans "Le Guépard".
Qu’est-ce qui a changé ? Pour être provocateur : RIEN.Rien n’a changé, en fait. Ce ne sont que les outils qui ont changé et qui par conséquent ont exacerbé les bons et mauvais penchants du maillon faible que sont les human.
Même si, il y a 20 ans, il n’y avait pas d’essence sans plomb, pas de soft drinks en canette, pas de code barre, pas de copieurs-couleurs, pas d’Eurotunnel, pas d’e-mail, pas de photo digitale, pas de bio ni de DHEA, pas de sida ni de vache folle, pas de Thalys, pas de grüne punkt, pas de minitel, pas de Smart, pas d’eau en bouteille PET, pas d'air-bag, pas d’Internet, pas de Coca Light, pas de Google, ... Pas non plus de DHL, GPS, ABS, GSM, DVD, SAP, SMS, RFID… Et que, il y a 5 ans, il n’y avait nulle part de Facebook, de RedBull, ni de Les 2 Vaches, pas non plus de Wii … Et que personne n’avait prévu qu’un jour Apple lancerait l’iPod ou l’iPhone, ou que, en 2010, Air France lancerait un train à sa marque…… Rien, au fond, n’a fondamentalement changé dans nos façons de faire. Et c’est bien là le souci.
Une espèce de retard à l’allumage, qui se traduit par un décalage entre nos actes et nos envies, entre la lourdeur de systèmes existants ["Ce qui empêche d’innover, c’est ce qui existe…" disait Paul Valéry] et l’envie du lâcher prise.
Des gens, des managers, des consommateurs... attendent la sortie de crise sur l’air du "business as usual", sans savoir que l’histoire ne repasse JAMAIS le même plat (…/…)
La suite... dans le livre !
Je l'ai mentionné sur un autre blog, le SIDA et le minitel étaient déjà d'actualités il y a 20 ans, j'ai trouvé cela étrange dans la préface.
Posted by: Philippe | 24/11/2009 at 12:17